De quoi parle t-on ?
Vous avez un travail, un toit, des proches.
Objectivement, rien ne va “mal”… et pourtant, vous ne vous sentez pas bien.
Un fond d’angoisse permanent, une fatigue mentale, une impression de vide ou de tension diffuse.
Ce malaise est souvent difficile à expliquer, encore plus à justifier y compris à soi-même.
Ce que vous vivez porte un nom : l’anxiété et le mal-être diffus.
Et non, ce n’est ni un caprice, ni un manque de gratitude, ni une faiblesse.
« Je me sens mal sans raison apparente » : une expérience fréquente
Beaucoup de personnes consultent en disant : « Je n’ai pas de raison d’aller mal, mais je vais mal quand même. »
Ce type de souffrance est très courant, notamment chez les adultes jeunes ou les personnes très fonctionnelles.
On continue à travailler, à avancer, à “faire ce qu’il faut”… tout en s’éteignant intérieurement.
Les signes les plus fréquents
- une anxiété de fond, sans crise franche
- une sensation d’oppression ou de tension constante
- une perte de plaisir, un ennui existentiel
- des ruminations, un mental qui ne s’arrête jamais
- un sentiment de vide ou de déconnexion
- une grande fatigue émotionnelle
Ce mal-être est réel, même s’il est invisible.
Pourquoi ce mal-être apparaît-il alors que tout semble aller bien ?
Parce que le corps et le psychisme ne mentent pas
On peut “aller bien” socialement et aller mal intérieurement.
Le corps et l’anxiété sont souvent les premiers à signaler un déséquilibre que l’on n’a pas encore formulé.
Parce que vous avez appris à fonctionner, pas à ressentir
Beaucoup de personnes ont grandi en apprenant à :
- tenir,
- s’adapter,
- ne pas déranger,
- être fortes.
Résultat : les émotions n’ont jamais eu vraiment de place.
Elles finissent par s’exprimer autrement : anxiété, vide, agitation intérieure.
Parce que certaines blessures sont anciennes et silencieuses
Un mal-être diffus peut être lié à :
- une histoire d’attachement insécure,
- des carences affectives,
- des ruptures, des pertes, des changements de vie,
- un épuisement émotionnel prolongé.
Ce n’est pas toujours spectaculaire.
Mais c’est profondément structurant.

Anxiété diffuse : pourquoi c’est si difficile à supporter ?
Parce qu’il n’y a pas d’ennemi identifiable. Pas de crise de panique franche. Pas de dépression caractérisée. Juste ce sentiment lancinant que « quelque chose ne va pas ». Et c’est précisément ce flou qui est angoissant :
- on se compare,
- on culpabilise,
- on se force,
- on minimise.
Jusqu’au jour où le corps ou le psychisme dit stop.
Faut-il consulter un psychologue pour un mal-être diffus ?
Consulter ne concerne pas uniquement les moments de crise ou d’effondrement.
Un mal-être diffus, lorsqu’il s’inscrit dans la durée, peut déjà constituer un motif de consultation en soi.La démarche thérapeutique permet notamment de :
- mettre des mots là où tout reste confus ou diffus,
- comprendre ce qui soutient l’anxiété de fond,
- sortir d’un fonctionnement uniquement guidé par le « faire »,
- retrouver un sentiment de continuité et de cohérence intérieure.
Quand ce type de malaise persiste
Lorsque ce sentiment d’anxiété diffuse ou de mal-être s’installe dans le temps,
il peut être utile de ne pas rester seul(e) avec ce vécu.
Le travail thérapeutique offre un espace pour explorer ce qui se joue en arrière-plan,
sans chercher à forcer un changement rapide ni à viser un « mieux-être » immédiat.
Je reçois des adultes confrontés à ces formes de souffrance psychique,
au cabinet à Nice ou en téléconsultation.
Cet article s’inscrit dans le pilier « Anxiété et mal-être diffus », consacré aux formes d’anxiété silencieuse, au sentiment de vide et aux souffrances psychiques qui ne prennent pas toujours une forme spectaculaire.