Pourquoi la dépression saisonnière influence notre moral ?

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière est une forme de dépression qui apparaît généralement à l’automne ou au début de l’hiver, lorsque la lumière naturelle diminue. Elle touche plus fréquemment les femmes et les personnes vivant dans des régions peu ensoleillées.

Les symptômes les plus fréquents :

  • Une baisse de l’énergie et une fatigue persistante,
  • Une tristesse ou un moral en berne,
  • Des troubles du sommeil (besoin accru de dormir ou insomnie),
  • Des envies de sucre ou de féculents,
  • Une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes.

Ce trouble n’est donc pas un simple “coup de blues d’hiver” mais bien une réaction physiologique et psychique liée à la réduction de la lumière naturelle, qui perturbe la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et de sérotonine (hormone du bien-être).

Dépression saisonnière vs dépression classique : quelles différences ?

Il est essentiel de distinguer la dépression saisonnière de la dépression dite “classique” ou majeure.

Dépression saisonnièreDépression classique
Apparaît de manière cyclique (automne-hiver)Peut survenir à tout moment de l’année
Dépend fortement du manque de lumière naturelleFacteurs multiples : psychologiques, biologiques, traumatiques…
Disparaît souvent avec le retour du printempsPeut durer plusieurs mois ou années sans traitement
Répond bien à la luminothérapie et aux changements d’habitudesNécessite souvent une psychothérapie et/ou un traitement médicamenteux

En résumé : la dépression saisonnière a une origine biologique liée à la lumière tandis que la dépression classique résulte souvent de causes plus complexes et durables.

Pourquoi le manque de lumière affecte-t-il notre humeur ?

Lorsque le jour tombe plus tôt, notre cerveau produit davantage de mélatonine (ce qui augmente la fatigue) et moins de sérotonine (ce qui diminue le bien-être). Ce déséquilibre perturbe le rythme circadien, impactant notre sommeil, notre concentration et notre humeur. La lumière du jour agit comme un véritable “réveil naturel” pour notre organisme. Sans elle, notre horloge biologique se dérègle.

Comment surmonter la dépression saisonnière ?

Heureusement, il existe plusieurs solutions naturelles et efficaces pour prévenir et atténuer les symptômes de la dépression saisonnière.

Privilégier la lumière naturelle

Exposez-vous à la lumière du jour le plus possible :

  • Marchez 30 minutes chaque matin, même s’il fait gris,
  • Installez votre bureau près d’une fenêtre,
  • Ouvrez les volets dès le réveil.

Tester la luminothérapie

La luminothérapie consiste à s’exposer chaque jour à une lampe spéciale (10 000 lux environ) qui imite la lumière du soleil. Quelques semaines suffisent souvent pour retrouver énergie et motivation.

Bouger régulièrement

L’activité physique stimule la production d’endorphines et de sérotonine, les hormones du bien-être. Même une simple marche, du yoga ou quelques étirements quotidiens peuvent aider.

Adopter une alimentation équilibrée

Favorisez les aliments riches en vitamine D, oméga-3 et tryptophane : poissons gras, œufs, noix, bananes, légumineuses… et limitez le sucre et l’alcool.

Maintenir le lien social

Ne vous isolez pas. Partagez vos ressentis, participez à des activités collectives ou culturelles.

La chaleur humaine compense souvent le froid extérieur.

Consulter un professionnel si nécessaire

Si la fatigue ou la tristesse persistent, n’hésitez pas à consulter un psychologue ou un médecin. Un accompagnement psychothérapeutique peut aider à comprendre les causes profondes de cette vulnérabilité saisonnière et à renforcer ses ressources internes.

En résumé

La dépression saisonnière n’est pas une fatalité. En comprenant ses mécanismes et en adoptant quelques gestes simples, vous pouvez retrouver vitalité et sérénité, même lorsque le soleil se couche plus tôt.

Un peu de lumière, de mouvement et de bienveillance envers soi : le trio gagnant pour traverser l’hiver avec douceur.

La nostalgie : quand le souvenir protège de la mélancolie

La nostalgie est souvent perçue comme une douce tristesse, un moment où l’on se replonge dans le passé avec émotion. Pourtant, derrière ce sentiment familier, se cache un mécanisme psychique complexe. Selon les psychologues Kelly Poracchia et Mohammed Ham (Université Côte d’Azur), la nostalgie joue un rôle essentiel : elle permettrait de préserver le désir et l’équilibre psychique face au vide laissé par la perte.

Nostalgie : entre désir et regret

Le mot nostalgie vient du grec nostos (le retour) et algos (la douleur). Il désigne ce désir de retour vers un temps ou un lieu perdu, souvent idéalisé. C’est ce qu’on ressent lorsqu’on repense à son enfance, à un ancien amour ou à un « avant » révolu.
Cependant, selon Poracchia et Ham, ce que l’on croit regretter : un lieu, une personne, une époque ; n’est pas réellement l’objet de la nostalgie. Ce qui nous manque, c’est l’état intérieur associé à ce passé : une insouciance, une chaleur, un sentiment d’unité avec le monde. Autrement dit, la nostalgie est moins un souvenir du passé qu’un désir de retrouvailles avec soi-même.

Quand la nostalgie empêche la mélancolie

Les auteurs distinguent la nostalgie de la mélancolie (aujourd’hui appelée dépression mélancolique en psychologie clinique).

  • Dans la mélancolie, la perte d’un être cher ou d’un idéal provoque un effondrement du moi : la personne se vide de son énergie et s’enferme dans la culpabilité.
  • Dans la nostalgie, au contraire, le sujet donne une forme imaginaire à ce qu’il a perdu. Il idéalise l’objet disparu (le passé, l’amour, la patrie…) et le garde vivant dans son esprit.

Cette idéalisation protège : elle empêche la chute dans la douleur sans fond de la mélancolie.
En rêvant, en écrivant, en se souvenant, le nostalgique transforme la perte en matière vivante. C’est un moyen inconscient de ne pas sombrer dans le désespoir.

Le souvenir comme refuge

Historiquement, la nostalgie a d’abord été considérée comme une maladie du déracinement. Au XVIIᵉ siècle, le médecin Johannes Hofer parlait du mal du pays (Heimweh), observé chez les soldats suisses exilés.
Certains tombaient malades à l’écoute d’un simple air de musique rappelant leur montagne natale : le célèbre Ranz des vaches.
Cette mélodie ravivait des émotions si fortes qu’elle pouvait, dit-on, conduire à la mort par chagrin.

Au fond, ce que ces soldats regrettaient, ce n’était pas leur village mais le temps où ils s’y sentaient vivants et entiers. Comme l’a souligné le philosophe Vladimir Jankélévitch, la nostalgie n’est pas un mal de l’espace mais un mal du temps : ce que l’on voudrait retrouver, c’est l’irréversible.

Entre souvenir et illusion

La nostalgie fige parfois le désir : on reste accroché à un passé idéalisé, incapable d’aller vers l’avenir. Pourtant, elle a aussi une fonction vitale : elle sauvegarde le lien à l’objet perdu, qu’il s’agisse d’une personne, d’une langue, d’un lieu ou d’un idéal.

Cette tension entre la perte et l’espérance fait toute la richesse du sentiment nostalgique.
En sublimant la perte, le sujet trouve une manière de rester vivant malgré l’absence.
C’est une façon d’aimer encore, sans pouvoir retrouver ce qui a été perdu.

La nostalgie, une force créatrice

Dans cette perspective, la nostalgie n’est pas seulement un enfermement dans le passé : elle peut devenir un moteur de création.
L’écrivain exilé Ovide, ou plus tard Primo Levi, ont puisé dans la douleur du manque la force d’écrire.
La nostalgie, quand elle s’exprime, transforme la douleur en parole, le silence en récit, l’absence en œuvre.

C’est là toute la différence avec la mélancolie :

  • le mélancolique s’effondre sous le poids de la perte,
  • le nostalgique en fait une histoire.

Nostalgie primordiale : une quête de soi

Pour les psychanalystes, la nostalgie renvoie à une perte bien plus ancienne : celle du lien fusionnel avec la mère, ou de cette complétude première que chacun cherche inconsciemment à retrouver.
C’est une nostalgie universelle, fondatrice du désir humain.
Vivre, c’est accepter d’être séparé, mais aussi de garder vivante cette part de rêve qui relie à l’origine.

En résumé

La nostalgie n’est pas une faiblesse : c’est une tentative poétique et psychique de donner du sens à la perte.
Elle permet de ne pas sombrer dans la mélancolie, en donnant une forme imaginaire à ce qui manque.
Quand elle ne se transforme pas en fuite du présent, elle devient un espace de mémoire, de créativité et de désir.

Référence

Poracchia, K. & Ham, M. (2024). L’insaisissable objet de la nostalgie. D’une matérialisation imaginaire de l’objet pour se séparer de la mélancolie. Psychothérapies, 44(1), 18–31. Éditions Médecine & Hygiène.

La colère : comprendre, gérer et transformer

La colère est une émotion fondamentale, universelle et souvent mal comprise. Tantôt vécue comme un débordement, tantôt refoulée par peur de blesser, elle joue pourtant un rôle essentiel dans notre équilibre psychique. Lorsqu’elle devient incontrôlable ou impossible à exprimer, elle peut se transformer en souffrance silencieuse, voire favoriser le recours à des addictions pour apaiser la tension émotionnelle. Cet article propose une approche psychologique et clinique de la colère, de sa gestion et de son lien avec les comportements addictifs.

Visage humain flouté par des flammes symbolisant la colère intérieure, l’intensité émotionnelle et la difficulté à maîtriser ses émotions.

La colère : une émotion vitale et ambivalente

Selon Sigmund Freud (1920), la colère traduit un conflit entre la pulsion et l’interdit. Elle émerge lorsque le sujet se sent attaqué dans son intégrité, injustement traité ou impuissant à changer une situation. Cette tension entre désir et contrainte peut générer frustration, rage ou culpabilité.

Pour Donald Winnicott (1969), la colère est d’abord une énergie nécessaire au développement du sentiment d’existence. Le nourrisson en colère affirme son être, teste la solidité du lien. Si l’environnement répond par la peur, la honte ou le rejet, cette émotion peut devenir intolérable et se retourner contre soi, ouvrant la voie à des formes d’auto-agressivité.

Dans une perspective plus contemporaine, Richard Lazarus (1991) définit la colère comme une réaction à la perception d’une injustice ou d’un obstacle. Elle prépare à l’action, à la réparation ou à la défense de soi. C’est donc une émotion adaptative, tant qu’elle peut être reconnue et exprimée de manière ajustée.

Comment gérer la colère : de la reconnaissance à la symbolisation

Apprendre à la gérer ne signifie pas la supprimer mais l’apprivoiser. La gestion émotionnelle repose sur trois étapes principales :

  • Identifier : reconnaître ses signes physiques (tension, chaleur, agitation) et psychiques (irritation, injustice, frustration).
  • Exprimer : trouver des moyens de l’extérioriser sans violence, par la parole, l’écriture, le mouvement ou la créativité.
  • Symboliser : donner un sens à cette émotion, comprendre ce qu’elle protège ou révèle en soi.

Les théories de l’attachement (Bowlby, 1969) montrent que la régulation de la colère dépend fortement de la sécurité affective du sujet. Lorsque l’enfant apprend qu’il peut exprimer ses émotions sans perdre l’amour ou l’attention de ses figures d’attachement, il développe des stratégies émotionnelles plus souples et matures.

Dans le cadre d’un accompagnement psychologique, aider un patient à identifier et tolérer sa colère, sans la juger, permet déjà un apaisement durable. Les approches psychocorporelles, la méditation de pleine conscience ou les médiations artistiques sont des outils pertinents pour canaliser cette énergie sans passage à l’acte.

Quand la colère mène à l’addiction

Lorsqu’elle ne peut être dite ni pensée, la colère devient une tension interne difficilement supportable. Pour certains, le recours à une addiction (alcool, drogues, jeu, nourriture, écrans…) sert à réguler cette intensité émotionnelle. L’addiction agit alors comme une tentative d’auto-apaisement : elle anesthésie la douleur, donne une impression de maîtrise mais empêche la véritable élaboration psychique.

Le psychiatre Edward Khantzian (1997) a décrit ce phénomène à travers l’hypothèse de l’auto-médication : l’usage de substances vise souvent à combler un déficit dans la régulation émotionnelle, notamment face à la colère, la honte ou la tristesse. Ce mécanisme, bien qu’adaptatif à court terme, renforce à long terme la dépendance et la perte de contrôle.

La colère non symbolisée devient alors une colère agie : au lieu d’être exprimée, elle se déplace vers le corps, les comportements, ou le besoin compulsif d’apaiser la tension par un objet externe.

Transformer la colère : du symptôme à la parole

Réhabiliter la colère, c’est reconnaître son rôle protecteur et vital. Elle signale un besoin, une injustice, une limite franchie. Le travail thérapeutique consiste à mettre des mots là où il y avait de l’agir, à relier l’émotion à une histoire personnelle et à redonner au sujet la possibilité d’en être acteur plutôt que victime.

Dans ce processus, l’addiction peut être comprise comme un langage du corps qui s’exprime lorsque les mots manquent. En aidant la personne à traduire cette colère corporelle en colère pensée, la thérapie ouvre la voie à une réappropriation de soi et à une gestion émotionnelle plus sereine.

Conclusion

La colère n’est pas une ennemie à combattre mais une alliée à comprendre. Lorsqu’elle est reconnue, contenue et transformée, elle devient une force d’affirmation et de changement. Lorsqu’elle est niée ou refoulée, elle peut se transformer en douleur, en honte ou en dépendance. Apprendre à écouter sa colère, c’est aussi apprendre à mieux se connaître et à se respecter.

Références bibliographiques

  • Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss, Vol. 1: Attachment. Basic Books.
  • Freud, S. (1920). Au-delà du principe de plaisir. Paris : Payot.
  • Khantzian, E. J. (1997). The self-medication hypothesis of substance use disorders: A reconsideration and recent applications. Harvard Review of Psychiatry, 4(5), 231–244.
  • Lazarus, R. S. (1991). Emotion and Adaptation. Oxford University Press.
  • Winnicott, D. W. (1969). De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot.

Les pulsions : entre corps, désir et langage

Les pulsions occupent une place centrale dans la théorie psychanalytique. Elles constituent le point de jonction entre le corps biologique et la vie psychique. Comprendre ce qu’est une pulsion, c’est donc comprendre comment le psychisme humain s’organise autour du désir, du manque et de la recherche de satisfaction. Dans cet article, nous explorerons ce que représente la pulsion en psychanalyse, de Freud à Lacan, en passant par les grands développements de la métapsychologie.

Définition de la pulsion selon Freud

Silhouette humaine divisée en deux moitiés contrastées, symbolisant la dualité des pulsions en psychanalyse, entre vie et mort, ombre et lumière, dans un style artistique aux tons chauds et texturés.

Sigmund Freud introduit le concept de Trieb (traduit par « pulsion ») pour désigner une force interne qui pousse le sujet à agir afin de réduire une tension interne. Dans son texte fondateur Pulsions et destins des pulsions (1915), Freud définit la pulsion comme un « concept-limite entre le psychique et le somatique » : elle prend racine dans le corps mais trouve sa satisfaction dans le psychisme.

Freud distingue plusieurs composantes de la pulsion :

  • La source : le point d’excitation corporelle (par exemple, la bouche, la peau, les organes génitaux) ;
  • Le but : la satisfaction, c’est-à-dire la suppression de la tension ;
  • L’objet : ce par quoi la pulsion atteint son but (par exemple, le sein, la parole, le regard) ;
  • La poussée : la force qui met le sujet en mouvement.

Ces quatre éléments permettent de comprendre que la pulsion n’est pas un simple instinct biologique : elle implique une part de subjectivité, de représentation et de lien à l’autre.

Les types de pulsions selon Freud

Freud distingue d’abord les pulsions du Moi (ou d’auto-conservation) et les pulsions sexuelles. Mais à partir de 1920, dans Au-delà du principe de plaisir, il introduit une nouvelle opposition : celle entre les pulsions de vie (Eros) et les pulsions de mort (Thanatos).

Les pulsions de vie tendent vers la création, la liaison, la sexualité et la continuité du vivant.

Les pulsions de mort, quant à elles, œuvrent à la destruction, à la répétition, et au retour à un état inanimé. Freud montre ainsi que la vie psychique est traversée par une tension constante entre des forces de construction et de déliaison.

Des pulsions au désir : l’apport de Lacan

Jacques Lacan, en reprenant et en transformant la pensée freudienne, souligne que la pulsion n’est jamais entièrement satisfaisable. Elle tourne autour de son objet sans jamais l’atteindre complètement. C’est cette impossibilité de satisfaction totale qui alimente le désir.

Pour Lacan, la pulsion est structurée comme un circuit : elle fait le tour de son objet, qu’elle ne vise pas directement mais dont elle tire sa jouissance. L’objet n’est pas tant une chose réelle qu’un élément symbolique, ce qu’il appelle l’objet a, cause du désir.

La pulsion orale, par exemple, ne se réduit pas à l’acte de manger : elle met en jeu le plaisir d’incorporer, d’être comblé mais aussi de parler et d’être entendu. Ainsi, la pulsion n’est pas que corporelle : elle est toujours prise dans le langage et la relation à l’autre.

Les destins possibles de la pulsion

Freud décrit plusieurs « destins » possibles pour la pulsion :

  • La répression : lorsque la pulsion est refoulée dans l’inconscient, ce qui peut engendrer des symptômes névrotiques ;
  • La sublimation : lorsque l’énergie pulsionnelle est dérivée vers des buts socialement valorisés (art, recherche, création) ;
  • Le retournement contre soi : la pulsion peut se retourner vers le sujet lui-même, comme dans la culpabilité ou la mélancolie ;
  • L’inversion dans le contraire : par exemple, transformer la haine en amour ou l’activité en passivité.

Ces destins illustrent la plasticité de la vie pulsionnelle, capable de se transformer et de se symboliser mais aussi de se figer dans le symptôme lorsqu’elle est empêchée.

Pourquoi les pulsions sont essentielles pour comprendre le psychisme

En psychanalyse, les pulsions ne sont pas des forces à éliminer, mais à comprendre. Elles témoignent de notre humanité, de notre rapport au manque, à la jouissance et à l’autre. Leur expression ou leur refoulement influencent profondément nos émotions, nos relations et nos créations.

Travailler sur les pulsions, c’est donc chercher à entendre ce qui, en nous, insiste pour se dire autrement. C’est ce que la cure analytique permet : donner une place à ce qui se répète, à ce qui revient, pour transformer la contrainte en parole.

Références bibliographiques

  • Freud, S. (1915). Pulsions et destins des pulsions. In Métapsychologie. Paris : Gallimard.
  • Freud, S. (1920). Au-delà du principe de plaisir. Paris : PUF.
  • Lacan, J. (1964). Le Séminaire, Livre XI : Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Paris : Seuil.
  • Laplanche, J., & Pontalis, J.-B. (1967). Vocabulaire de la psychanalyse. Paris : PUF.

Conclusion

La pulsion en psychanalyse ne se réduit ni à l’instinct, ni au simple désir : elle exprime la dynamique même du psychisme humain, toujours en tension entre satisfaction et interdiction, entre le corps et la parole. Comprendre les pulsions, c’est comprendre ce qui, en nous, fait lien, mouvement et subjectivité.

Résilience : Théories, Pratiques pour la Cultiver au Quotidien

La résilience : comment se relever et (re)construire sa vie après l’épreuve

La résilience désigne la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme, une perte ou une période difficile pour retrouver un équilibre psychique, voire se transformer positivement à la suite de l’épreuve. Concept central en psychologie contemporaine, elle relie les dimensions biologiques, psychiques et sociales du développement humain.

Définition et origines du concept de résilience

Le terme résilience vient du latin resilire, signifiant « rebondir ». En physique, il désigne la capacité d’un matériau à résister à un choc sans se briser. En psychologie, cette notion a été popularisée par Boris Cyrulnik (2002), neuropsychiatre français, qui définit la résilience comme : « la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme ».

Selon Emmy Werner (1995), pionnière des recherches longitudinales sur le sujet, certains enfants parviennent à se développer harmonieusement malgré des conditions adverses. La résilience dépend alors de facteurs de protection internes (estime de soi, optimisme, flexibilité psychique) et externes (présence d’un adulte, d’un proche bienveillant, environnement soutenant).

Les fondements théoriques de la résilience

Boris Cyrulnik et la « renaissance après le trauma »

Cyrulnik (2002) insiste sur le rôle des liens affectifs et du récit : la parole, le sens et la relation permettent de transformer la blessure en force. Pour lui, la résilience n’est pas innée mais se construit grâce aux rencontres, à l’attachement et à la symbolisation de la souffrance.

La psychologie positive et la croissance post-traumatique

Les psychologues Tedeschi & Calhoun (1995) ont introduit la notion de croissance post-traumatique : certaines personnes rapportent une évolution positive à la suite d’événements difficiles (nouvelle force intérieure, gratitude, redéfinition des priorités). Cette perspective rejoint les travaux de Martin Seligman sur l’optimisme et les forces de caractère (2002).

L’approche systémique et contextuelle

La résilience ne se réduit pas à un trait individuel : elle dépend aussi du contexte familial, social et culturel. Les relations soutenantes, la reconnaissance et les ressources sociales jouent un rôle essentiel dans le processus de reconstruction.

Comment pratiquer la résilience au quotidien ?

La résilience se cultive jour après jour. Voici quelques pratiques soutenues par la recherche en psychologie :

  • Pratiquer la gratitude : noter chaque jour trois choses positives renforce l’optimisme et le sentiment de compétence (Seligman, 2005).
  • Entretenir des liens soutenants : s’entourer de personnes bienveillantes permet de restaurer la confiance en soi et en autrui.
  • Accueillir ses émotions : reconnaître sa tristesse, sa colère ou sa peur sans jugement facilite leur transformation.
  • Donner du sens à l’épreuve : réfléchir à ce que l’expérience a appris ou révélé de soi aide à la symboliser.
  • Développer la pleine conscience : les pratiques de méditation favorisent la régulation émotionnelle et la flexibilité cognitive.

Le rôle de la thérapie dans le développement de la résilience

La psychothérapie offre un cadre sécurisant pour explorer la souffrance et reconstruire un sens à partir du trauma. Elle permet au sujet de devenir auteur de son récit plutôt que victime de son histoire.

Les approches thérapeutiques les plus impliquées :

  • Les thérapies narratives : elles aident la personne à reconstruire le récit de son histoire, à séparer son identité de l’événement traumatique et à redonner du sens à son vécu pour redevenir acteur/actrice de sa propre vie.
  • La psychothérapie analytique : elle aide à symboliser la douleur et à remanier les représentations de soi et de l’autre.
  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : elle apprend à identifier et modifier les pensées dysfonctionnelles liées au trauma.
  • Les approches humanistes et de pleine conscience : elles favorisent l’acceptation de soi et la reconnexion à l’ici et maintenant.

Le processus de résilience s’ancre donc dans la relation thérapeutique : c’est parce que le thérapeute crée un espace d’écoute et de sens que le sujet peut réécrire son histoire et retrouver une continuité interne.

En résumé : la résilience, un art de vivre

Être résilient, c’est ne pas nier la souffrance mais lui donner une place dans une histoire plus vaste. C’est transformer la blessure en apprentissage, la perte en mouvement, la peur en connaissance de soi. Comme l’écrit Cyrulnik : « Le malheur n’est pas une destinée, il est un événement de vie dont on peut se relever. »

La résilience n’est donc pas un état figé mais un chemin, celui de la reconstruction, de la relation et du sens.

Foire aux questions sur la résilience

Qu’est-ce que la résilience en psychologie ?

En psychologie, la résilience désigne la capacité d’une personne à surmonter une épreuve douloureuse, un traumatisme ou une période difficile pour retrouver un équilibre émotionnel.

La résilience est-elle innée ou acquise ?

La résilience n’est pas une qualité innéemais un processus dynamique qui se construit au fil du temps. Elle dépend à la fois de ressources internes (optimisme, estime de soi) et de soutiens externes (présence d’un proche, environnement bienveillant). Chacun peut la développer grâce à l’expérience, à la réflexion et parfois avec l’aide d’un thérapeute.

Comment développer sa résilience au quotidien ?

Pour renforcer sa résilience, il est recommandé de cultiver la gratitude, de s’entourer de personnes soutenantes, de pratiquer la pleine conscience et de donner du sens à ses expériences. L’écriture, la thérapie et les activités créatives peuvent aussi aider à transformer la douleur en apprentissage.

Quel rôle joue la thérapie dans le développement de la résilience ?

La thérapie offre un espace sécurisé pour exprimer la souffrance, comprendre ses émotions et reconstruire une continuité de soi. Le thérapeute accompagne la personne dans la mise en sens du vécu et la réécriture de son histoire, favorisant ainsi un processus de résilience durable.

Peut-on être résilient après un traumatisme sévère ?

Oui, même après un traumatisme majeur, la résilience est possible. Les recherches de Tedeschi et Calhoun (1995) montrent que certaines personnes développent une croissance post-traumatique : elles trouvent une nouvelle force intérieure, une plus grande empathie et un sens renouvelé à la vie. Ce processus nécessite toutefois du temps, du soutien et souvent un accompagnement thérapeutique.

Références bibliographiques (APA 7)

  • Cyrulnik, B. (2002). Un merveilleux malheur. Odile Jacob.
  • Seligman, M. E. P. (2002). Authentic happiness. Free Press.
  • Tedeschi, R. G., & Calhoun, L. G. (1995). Trauma and transformation: Growing in the aftermath of suffering. Sage Publications.
  • Werner, E. E., & Smith, R. S. (1992). Overcoming the odds: High-risk children from birth to adulthood. Cornell University Press.

Article rédigé par Sarah Maazouz, psychologue clinicienne – Tous droits réservés.

Journée mondiale de la Santé Mentale 2025

De quoi parle t-on ?

Hier, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le regard collectif s’est tourné vers cette dimension essentielle souvent négligée : notre santé mentale. Mais que recouvre exactement ce concept ? Pourquoi la France l’a-t-elle érigée “Grande cause nationale 2025” ? Et qu’est ce que cela change-t-il, dans la représentation de chacun ?

Santé mentale : ce que dit l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) la définit comme un état de bien-être dans lequel l’individu réalise ses propres capacités, peut faire face aux tensions normales de la vie, mener un travail productif et contribuer à sa communauté. Cette définition met clairement en avant que la santé mentale ne se limite pas à l’absence de trouble, mais inclut la résilience, le fonctionnement et la contribution sociale.

Pourtant, elle n’est pas exempte de critiques :

  • Trop normative ou idéale ? Certains auteurs soulignent que l’idée d’un “état de bien-être” comme norme peut stigmatiser ceux qui traversent des périodes de crise (deuil, chômage, maladie).
  • Contextualité et inégalités oubliées : la définition de l’OMS ne rend pas toujours compte des conditions sociales, économiques, culturelles et structurelles qui affectent cet état (précarité, discrimination, environnement, accès aux soins).
  • Continuum et fluctuations : la santé mentale varie selon les moments de vie ; on peut présenter des fragilités psychiques sans qu’elles constituent un “trouble mental” au sens psychiatrique.

Ainsi, même si la définition de l’OMS constitue une base utile et largement admise, elle doit être pensée avec nuance et intégrée dans une perspective bio-psycho-sociale plus large.

Grande cause nationale en France en 2025

La désignation de Grande cause nationale 2025 traduit une prise de conscience politique et sociale majeure.

Quelques données marquantes en France :

  • Chaque année, 13 millions de personnes présentent un trouble psychique.
  • 53 % des Français déclarent avoir vécu un épisode de souffrance psychique sur les 12 derniers mois.
  • Environ 1 personne sur 4 connaîtra un trouble mental à un moment de la vie.
  • 23 % des Français estiment ne pas prendre soin de leur santé mentale (ce chiffre est plus élevé chez les jeunes (18-24 ans) et les femmes).
  • En 2025, les urgences pour idées suicidaires ou gestes suicidaires sont en hausse, notamment chez les adolescents.

Les objectifs de cette grande cause nationale incluent l’amélioration de l’accès aux soins, le développement des métiers de la santé mentale et la réduction des inégalités territoriales dans l’offre de soin.

Cette démarche veut reconnaître que la santé mentale est un pilier de la santé publique, indispensable au bien-être, à la cohésion sociale et à la performance économique d’un pays.

Santé mentale et représentation

Quand une société fait de la santé mentale une cause nationale, cela induit quelques changements symboliques et pratiques :

  • Diminution de la stigmatisation. En parlant publiquement de la souffrance psychique, on permet à chacun de sortir du silence, de reconnaître qu’il est légitime de demander de l’aide.
  • Responsabilisation individuelle. Prendre soin de sa santé psychique devient un acte de vie quotidienne. Tout comme prendre soin de son alimentation ou de sa condition physique.
  • Légitimation du besoin de soin. Reconnaître que tout le monde peut éprouver des difficultés psychiques, sans “faiblesse” morale, renforce la norme que le soin psychologique est un soin à part entière.
  • Demande de meilleurs services. En tant que citoyens, cette cause nationale offre un levier. Il faut réclamer des ressources, des structures de proximité, des politiques publiques solides en santé mentale.
  • Transformation de la culture collective. À terme, une représentation sociale plus positive de la santé mentale est nécessaire. Elle peut modifier les attentes dans le travail, l’école, les médias et les relations interpersonnelles.

En bref,

Hier, au cœur de la Journée mondiale de la santé mentale, le message était clair. La santé mentale est centrale dans la vie de chacun, pas seulement le domaine des psychologues ou des psychiatres. La France, en faisant de cette thématique une grande cause nationale en 2025, en reconnaît l’urgence et l’enjeu sociétal. Cependant, ce changement est aussi individuel. Accepter de prendre soin de son psychisme, demander du soutien, participer à la déstigmatisation, voilà ce que cela signifie, concrètement, pour tous.

Le psychologue, le psychiatre et le psychothérapeute

Le psychologue, le psychiatre et le psychothérapeute : différences et points communs

Pour introduire, il faut dire que pour beaucoup de personnes ne savent pas qui consulter. En effet, est-ce un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute dont j’ai besoin ? Ainsi, ces termes sont souvent confondus, alors qu’ils désignent des métiers complémentaires mais distincts. Cet article vous aide à y voir plus clair et à choisir le professionnel le plus adapté à vos besoins.

Le psychiatre : un médecin spécialiste de la santé mentale

Le psychiatre est avant tout un médecin. Après des études de médecine, il se spécialise en psychiatrie et peut donc prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques…).
Il est habilité à poser un diagnostic médical. Il suit des patients aux troubles mentaux sévères (dépression chronique, bipolarité, schizophrénie, etc.).Enfin, il assure un suivi médicamenteux si nécessaire.

À Nice, comme ailleurs, les psychiatres exercent souvent en cabinet, à l’hôpital ou en centre médico-psychologique (CMP). Leurs consultations sont remboursées par la Sécurité sociale.

Le psychologue : un professionnel de l’écoute et de la compréhension du psychisme

Le psychologue a suivi un Master universitaire en psychologie (Bac +5) et obtenu le titre protégé de psychologue.
Il ne prescrit pas de médicaments mais propose un travail thérapeutique par la parole, fondé sur la compréhension du fonctionnement psychique, émotionnel et relationnel de la personne.

Ainsi, certains psychologues, comme au Centre de Psychothérapie TCC & EMDR de Nice, sont également formés à des approches spécifiques telles que les TCC (thérapies cognitives et comportementales), la thérapie des schémas ou l’EMDR pour le traitement des traumatismes.
Les consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Cependant, de nombreuses mutuelles en prennent une partie en charge.

Le psychothérapeute : un titre réglementé depuis 2010

Le titre de psychothérapeute est également protégé par la loi. Il est réservé aux psychologues, psychiatres et médecins ayant suivi une formation complémentaire en psychothérapie.
Le psychothérapeute accompagne les personnes dans un travail de transformation intérieure, en s’appuyant sur des méthodes reconnues et validées scientifiquement.

ATTENTION : Il ne faut pas confondre le psychothérapeute avec le “coach” ou le “psychanalyste”, dont les formations ne sont pas réglementées par l’État.

Similitudes et complémentarités entre ces trois professions

Psychologues, psychiatres et psychothérapeutes partagent un même objectif : soulager la souffrance psychique et favoriser un meilleur équilibre intérieur. Leur complémentarité permet d’offrir une prise en charge globale :

  • Le psychiatre traite les aspects médicaux et biologiques.
  • Le psychologue explore les dimensions émotionnelles, cognitives et relationnelles.
  • Le psychothérapeute accompagne le changement en profondeur.

Selon vos besoins, ces approches peuvent se combiner efficacement dans un parcours de soin cohérent et personnalisé.

En résumé

Le choix entre un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute dépend de votre situation, de vos attentes et de votre ressenti.
Si vous souhaitez engager un travail sur vous-même dans un cadre bienveillant, vous pouvez contacter un psychologue à Nice formé aux TCC, à l’EMDR ou à la thérapie des schémas, afin d’entamer un accompagnement adapté à vos besoins.

Psycatrices en psychothérapie

Dans ma pratique au Centre de Psychothérapie TCC & EMDR de Nice, j’accompagne les psycatrices en psychothérapie. En effet, enfants, adolescents et adultes portent en eux des blessures invisibles. Ces traces intérieures, souvent issues de l’enfance ou d’expériences douloureuses, laissent une empreinte durable sur le psychisme.
Ainsi, elles influencent la manière dont chacun perçoit le monde, entre en relation ou fait face à la souffrance.

J’aime les nommer des « psycatrices », une contraction entre psychisme et cicatrices. En effet, cette expression illustre avec justesse la façon dont les blessures émotionnelles marquent la vie intérieure. Elles représentent les traces laissées par le rejet, l’humiliation, l’abandon, la carence affective ou encore le traumatisme.

Cependant, comme les cicatrices physiques, les psycatrices ne disparaissent pas totalement. Elles peuvent toutefois cesser de faire mal, de saigner ou d’empêcher d’avancer, à condition d’être reconnues, comprises et accompagnées en psychothérapie.

C’est pourquoi j’accorde une place essentielle à ce travail d’apaisement intérieur. Grâce à une approche intégrative combinant les TCC, la thérapie des schémas et parfois l’EMDR, il devient possible en thérapie de transformer ces psycatrices en sources de compréhension, de résilience et de liberté intérieure.

santé mentale et dépression

La thérapie des schémas développée par Jeffrey Young éclaire ce concept.
Selon lui, les schémas précoces inadaptés sont des modes de fonctionnement émotionnels et cognitifs. Ils se sont construits dans l’enfance. Par ailleurs, leurs origines provient de besoins affectifs fondamentaux non satisfaits.

Quelques exemples :

  • Le schéma d’abandon (peur constante d’être laissé seul).
  • Le schéma de carence affective (sentiment que personne ne pourra vraiment apporter chaleur, attention et compréhension).
  • Le schéma de honte/défectuosité (se percevoir comme « mauvais », « indigne d’amour »).

Ainsi, ils influencent notre manière d’aimer, de travailler, de nous protéger, parfois au prix de souffrances répétées.

Une approche intégrative pour votre psychothérapie

Dans mon travail de psychologue et psychothérapeute à Nice, j’utilise une approche intégrative qui combine :

  • Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) : pour identifier et modifier les pensées automatiques et comportements liés aux schémas.
  • La thérapie des schémas : pour comprendre les racines profondes des blessures psychiques et offrir des expériences émotionnelles correctrices.

Cette synergie permet de réparer le lien avec soi-même. De plus, elles redonnent de la liberté face aux répétitions douloureuses et permettent, en outre, de construire des relations plus saines.

Peut-on guérir des psycatrices en psychothérapie ?

L’objectif n’est pas de faire disparaître totalement ces marques intérieures mais de les transformer :

  • en expériences intégrées,
  • en sources de compréhension de soi,
  • en points d’appui pour développer résilience et estime de soi.

En conséquences, les psycatrices cessent d’être des freins. Elles se métamorphosent donc en traces de vie apaisées. Ainsi, elle deviennent porteuses de sens et de solidité.

Consulter au Centre TCC et EMDR de Nice

Au Centre de Psychothérapie TCC et EMDR de Nice, j’accompagne les enfants, adolescents et adultes dans le travail autour de leurs psycatrices.
Chaque parcours est unique. Parfois centré sur la gestion des émotions ou encore sur la libération de schémas répétitifs.

Si vous souhaitez entamer ce chemin psychothérapeutique, vous pouvez me contacter pour une première consultation. Nous poserons ensemble les bases d’un accompagnement personnalisé.

FAQ – Psychothérapie

❓ Qu’est-ce qu’une « psycatrice » ?

Une psycatrice est une cicatrice psychique laissée par une blessure émotionnelle ou un traumatisme vécu dans l’enfance ou plus tard. Comme une cicatrice physique, elle ne disparaît pas totalement mais peut être apaisée grâce à un accompagnement thérapeutique.

❓ Quelle est la différence entre cicatrice émotionnelle et schéma précoce ?

Les cicatrices émotionnelles (ou psycatrices) sont les traces de souffrances passées.
Les schémas précoces inadaptés, décrits par Jeffrey Young, sont des modes de fonctionnement construits à partir de ces blessures et qui continuent d’influencer nos pensées, émotions et relations.

❓ Comment soigner ou apaiser ses psycatrices ?

Les psycatrices peuvent être travaillées en psychothérapie grâce à différentes approches :

  • la thérapie des schémas pour comprendre et transformer les modes de pensée répétitifs,
  • les TCC pour modifier les comportements et pensées automatiques,
  • l’EMDR pour retraiter les souvenirs traumatiques.

❓ Pourquoi consulter un psychologue à Nice pour ses blessures psychiques ?

Consulter un psychologue à Nice permet d’être accompagné dans un cadre bienveillant, avec des outils thérapeutiques validés scientifiquement. Au Centre TCC et EMDR de Nice, je reçois enfants, adolescents et adultes pour travailler sur leurs psycatrices et retrouver plus de liberté intérieure.

❓ L’EMDR peut-elle aider à guérir des traumatismes ?

Oui. L’EMDR est une approche validée par l’OMS et la Haute Autorité de Santé pour le traitement des traumatismes. Elle permet de désensibiliser les souvenirs douloureux et d’apaiser durablement leur impact émotionnel.

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